Warriors Cats

Dans cette bataille, même le héros peut mourir, à toi de voir...
 
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 Hey you, did I invited you ? (PV Sparrow)

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Petit Phénix
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Petit Phénix

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MessageSujet: Hey you, did I invited you ? (PV Sparrow)   Hey you, did I invited you ? (PV Sparrow) Icon_minitimeLun 17 Mai - 21:29

« J'ai jamais dit que j'étais la meilleure
T'es juste nul... »


    Quelle journée ! Journée ? Oui, il fait jour ! La beauté d'un soleil haut dans un ciel vide de nuages, où l'azur n'était qu'océan de silences inquiétants et de... De rien. Les nuages n'ont qu'un rival, le vent et les météores, mais ces derniers sont beaucoup moins permanents. Dans quel siècle sommes-nous ? On ne parle pas de siècles ici, ni de mois, ni de jours, ni d'heures. Le temps est trop imprécis dans la vie sauvage, on parlera de levers de soleil, d'aubes, de lunes. La nature a bien fait les choses, les évènements périodiques, toujours au même moment, au même instant. Les comètes ont des périodes trop instables. Nous ne parlons pas d'aiguilles mobiles qui pointent machinalement un nombre en chiffre romain, la facilité est un terme à semi-connu des êtres sauvages. Pourquoi l'emploieraient-ils ? La vie, la vraie, se vit de son âme sans passer par la simplicité, mère nature en a décidé ainsi, elle sait remettre à l'ordre les petits impolis. Les Bipèdes seraient-il des fils de mère nature ? Des rebelles. Eux au moins, ils ont la vraie notion du temps. C'est plus pratique de savoir, c'est plus difficile d'ignorer. Tiens, un contraire de facile. Difficile. Ah dommage pour la définition, on ne connait pas du tout le dictionnaire, l'encyclopédie, mais qu'est-ce qu'ils connaissent alors ce sauvages ? Mais... Vous ai-je parlé des humains une seule fois pour cette forêt ? Pour ce lac ? Non, hein, parce que peut-être qu'il ne s'agit pas d'hommes, mais d'animaux. Des chats. Des Clans, des chats, des combats, quelle journée !

    Muse Dansante, vous connaissez ? Une petite femelle noire de jais, la démarche gracieuse et rythmée, une longue queue touffue (mdrrr) qui virevolte (re-mdrrr) derrière elle, tel le métronome du musicien. Elle était une guerrière du Clan de l'Ombre, chasseuse nocturne, mais aujourd'hui elle voulait profiter de cette journée splendide, un soleil resplendissant dans l'abysse céleste, une rosée matinale qui se dépose sur une fourrure étanche et la beauté de deux jolies perles blues en guise d'yeux. Et là vous me dites : où est l'arnaque ? Et oui, la chatte parfaite n'existe pas. Elle est jolie, gracieuse, souple et élégante mais c'est une... Comment dire ? Une harpie. Elle critique dans le dos des autres, balance des piques à tout va, se rebelle contre sa société. La loyauté sera aussi dans son menu méchanceté ? Qui sait, elle reste du Clan de l'Ombre, rien n'est moins sûr. Elle avait toujours été alléchée par le poste de lieutenant mais elle ne savait si elle pourrait un jour l'atteindre. Elle était petite, peu puissante mais vive comme une vipère, vipère pouvant aussi désignée son caractère. Et dire qu'une Muse était un poème ou alors une divinité grecque. Chant, méditation... Ben elle c'était un contraire parfait, une antithèse. Vous connaissez le désert ? Plus ils sont brûlants, plus nous voyons des mirages. Danger mes amis, si son pelage n'est pas or, il est noir comme la nuit. La nuit est toute aussi trompeuse, et encore plus dangereuses lorsqu'un chat du Clan de l'Ombre s'en mêle. On ne voit déjà pas grand-chose mais quand il s'agit d'un guerrier qui a appris à ne faire qu'un avec son élément habituel, la morsure d'une vipère vous paraîtra être une piqûre de moustique, mes enfants. N'ai-je pas parlé de la difficulté il y a un moment, mes chéris ? Et bien il faudra vous y faire, les tapettes sont pas admises dans ce monde barbare. Encore un terme de la forêt, on préférera tout de même violent et sauvage plutôt que barbare. Pourquoi ? Ouvre un dictionnaire. Ah merde tu peux pas c'est vrai, on est dans la forêt. Demande à Eclair Silencieux alors, ce vieux chat est aussi dynamique que vieux, va chercher l'erreur. À entendre ses histoires, tu croirais qu'un cyclone ai tourbillonné dans son cerveau fissuré par le temps. Tiens, on retourne au terme du temps, on tourne en rond. Conclusion, mes amours, temps, difficulté et sauvages sont liés par... Par quoi ? Cherche, ça cogite dans ta p'tite tête. Mais revenons à nos moutons, ou à nos chaton si je puis me permettre. Un peu d'humour n'a jamais fait de mal, au contraire c'est bon pour la santé !

    La chasseuse au poil charbonneux se pencha vers une flaque d'eau où se reflétait le ciel et y lapa quelques gorgées. Une eau fraîche qui était formée par la rosée et la pluie. Mais que je suis bête, pas de pluies au printemps, live your life free without any rain of tears ! Qu'est-ce que je raconte ? Rien, oubliez, je deviens fou... Ou folle ? Va savoir, le corbeau peut être dame sous son épais manteau de plumes noires. Qu'est-ce que tu en dis Muse ? Elle boit. Mouais, ignore-moi tant que tu ne me vois pas et que tu ne m'entends pas, moi je sais ce que tu ressens ce que tu penses. Et tu es fatiguée. Il faut se lever tôt dans le Clan de l'Ombre si l’on veut profiter d'une journée. La nuit ne te plaît pas, tu préfères sentir un rayon chaud sur ta fourrure avant de bondir pour tu ta proie qui profitait, comme toi, du soleil. Mais as-tu besoin de la lumière de cet astre couleur or alors que la blancheur de la lune est plus mystérieuse ? Au moins, toi, tu prends les objets par leur sens pratique, tu ne vois pas l'intérêt de faire peur, d'être fantôme ou même de crâner sur la beauté de ce satellite si pur, si blanc, si beau. Non, l'étoile qui brûle est plus forte, plus dangereuse, plus belle, plus illusoire. Enfin tu t'arrêtes de boire ! Ton regard s'est posé sur le Chemin du Tonnerre ! Oui, j'ai vu du mouvement, toi aussi ? Qu'est-ce que c'est ? Un écureuil ? Une souris ? Un canard ? Un Bipède ? Tu penses à un chat toi, au moins ton odorat est parfait. Tu t'avances d'un pas, tête au niveau des épaules, poil ébouriffé. Tu t'inquiètes ? Oui, la force est ton seul défaut, la rapidité fait de toi une combattante plutôt dangereuse, du fait de ton endurance aussi. Le masque de ta beauté pourrait-il piéger ? Les expériences des autres pourraient causer ta perte, penses-y. Tu ne sors pourtant pas tes griffes, as-tu peur ? Non, si tu avais peur tu les aurais sorti d'instinct et les membres de l'Ombre sont trop fiers pour dire qu'ils ont peur. Ta fierté, c'est ta vie et ta vie, c'est ton Clan, ton Clan étant ta fierté. Une chaîne infinie, quelle ironie ! Je veux dire, si tu me suis toujours, pourquoi un chat sauvage s'abaisseraient-ils à obéir à un Clan alors que la faucheuse est prête à ôter la vie ? Compliqué ? Difficile ? Oh, ce mot ne fait que revenir, décidemment ! Ce que j'essaye de t'expliquer, petit rat des champs stupide, c'est que ta fierté est un troupeau de chats violents qui pensent qu'à étendre un territoire assez grand pour eux et s'époumoner à gueuler bien fort pour avoir un rang de dominateur qui s'avachie sur sa litière et s'endort. Beaucoup pensent qu'ils prennent des décisions difficiles, dommage que le dictionnaire n'existe pas. Puis tu sors de ce buisson, tu regardes ce chemin de terre d'un air perdu -comme c'est théâtral. Tu es l'actrice qui feint la vérité, tu te fais passer pour ce que tu n'es pas, tu es si hypocrite. La beauté d'une guerrière, une vraie. Puis tu miaules sur un ton inquiet :


« Qui va là ? »

    Te faire passer pour une femelle effarouchée, perdue et niaise te permettra de gagner une bataille de moralité ? Réfléchie... Quoique, ça cogite dans ta tête de futée. T'es pas conne ! Tes yeux bleus parcourent les arbres, les buissons et les pentes herbeuses. Tu vois quelque chose ? Rien ? Non, tu le sens, cet inconnu, cet étranger, ce fouineur ! Mais le crois-tu assez débile et fou pour penser que tu es ce que tu essayes de faire croire : une petite femelle perdue ? Je n'ose pas dire idiote, tu as toujours une idée derrière la tête, un plan B, puis C et éventuellement D ! J'ai beau t'observer, je ne pige pas ta façon de faire. Qui sait, comme toi, les apparences sont trompeuses, à la bonne heure. Quelle journée !


Dernière édition par Muse Dansante le Sam 31 Juil - 17:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Hey you, did I invited you ? (PV Sparrow)   Hey you, did I invited you ? (PV Sparrow) Icon_minitimeMer 19 Mai - 13:33


Welcome to the Wonderland.
« No time today, no time today
Be careful not to lose your head »

    Bondissant entre les tâches de couleur, filant à travers les buissons touffus, sautant par dessus les ruisseaux limpides, un éclair blanc, vif comme le vent, laissait courir le temps. Le soleil, à son zénith, filtré par les branches tordus des arbres, donnait à la silhouette immaculé un brillance surnaturel. Tout, tout semblait surnaturel. Magique. Onirique. Les pans de mousse grimpaient le long de l'écorce noire et rabougrie de la vielle pinède, les buissons , bruns, roux, verts, donnaient à la forêt une multitude de couleurs. Les troncs imposants s'élevaient vers le soleil, qui , par endroit, peinait à effleurer le sol. Quand au ruisseaux, vifs serpentins de l'ombre, ils coulaient à flot. L'éclair blanc ralentit. Ses petites pattes aux chaussons de neige cessèrent de battre la terre. Il s'arrêta, leva en l'air son petit museau de lapin , huma un peu plus l'atmosphère étrange de l'endroit. Rien. Mais que faisait-il ici ? Rien. Il courrait, courrait comme un fou. Comme un lapin. Le Lapin Blanc reposa ses délicates pattes avants sur le sol moussu, puis, très lentement, se mit à avancer en sautillant vers une petite mare limpide. Elle était là, juste devant son nez. Une délicate petite flaque ou il pourra étancher sa délicate petite soif. Toujours en sautillant, puis en bondissant, l'éclair blanc avançait d'un air craintif et timide. Le Lapin Blanc était un lapin, et les lapins sont peureux et stressés. Surtout les blancs. Surtout les solitaires. Enfin. Un semblant soulagé, il pencha son museau immaculé au-dessus de la mare. Dans l'eau limpide se reflétaient le regard rouge et apeuré du lapin, et son petit nez rosé agita de rapides reniflements. Lui, seul, petit Lapin Blanc, penché timidement au-dessus de cette petit flaque. Au bout d'un instant, il pencha encore un peu plus son museau de neige et lapa, goulument, une gorgé d'eau. Puis une autre et encore une autre. Jusqu'à ce qu'il perde la faculté de compter. Satisfait, le Lapin Blanc releva la tête, lorgna son reflet qui , à présent, n'avait plus aucune importance. Et stoppa net. Dans l'eau limpide où il venait tout juste d'étanché sa soif, deux yeux ambres sales et brûlants le fixaient avec une folie évidente. Le Lapin Blanc frémit. Il n'était plus seul.

« Coucou toi. »
    La voix moqueuse résonna en écho dans les bois profonds. Le Lapin Blanc, terrifié, dérapa sur le sol, bondit en avant et s'enfuit sans demander son reste. Et aussitôt, comme si c'était le signal de départ d'une course effrénée, un longue silhouette grise et brune, au os saillants, au regard brûlant, surgit du gouffre des buissons obscurs. L'animal tordu étira ses lèvres en un sourire fou. Puis, il rassembla ses longs membres décharnés, prit son élan , et s'élança à la suite de l'éclair blanc. Des pattes griffues battant en rythme l'humus des sous-bois, une longue queue touffue servant de balancier, un pelage zébré et moucheté en même temps, un œil vif, déjanté, excité. Un chat. Un mâle, décharné, tailladé par la faim, fou. Complétement fou. Sautant par dessus les roches recouvertes de mousse, rasant les herbes hautes, filant à travers les buissons épineux. Aussi agile que le Lapin Blanc, aussi rapide qu'un faucon, aussi sournois qu'un renard. Le Chat. Ou plutôt un chat. De toute évidence habituée à la pinède, le matou fou rattrapa bien vite la houppette blanche du Lapin. Celui ci, horrifié à l'idée du sort qui l'attendait, accélérait le plus possible, peu soucieux des épines meurtrière qui s'enfonçaient dans ses petits chaussons blancs. Le chat, un rictus jauni pendu aux lèvre, s'approchait un peu plus de sa pauvre proie. Les griffes, sorties, laissaient de profondes entailles dans les racines biscornues et le sol meuble. Et bientôt dans le jarret délicat de l'éclair blanc. Le décharné ralentit un peu, se laissa un peu distancer. Puis, rassembla ses muscles, rabattit les oreilles en arrière ... et bondit.

    Pour s'écrouler sur le bas-côté d'une route. Déboussolé, sonné,complétement perdu, il releva la tête. La pinède magique avait disparu, le Lapin Blanc avait disparu. Tout avait disparu. A présent, ce n'était plus que soleil éblouissant, verdure ordinaire, route brûlante et puante. Les Merveilles ne sont qu'un mirage, une illusion, une pétale de rose au milieu d'un flot d'épines. Un rêve reste un rêve, et rien n'est vrai. Le dupé secoua son museau écorché. Une sorte de gloussement, roque et sinistre, commençait à monter dans sa gorge. Une voitures passa à une vitesse folle devant son nez, mais il ne réagit pas, son corps entier agita de spasmes violents. Et puis il éclatait. Un rire glauque, sombre, fou, s'échappa de la bouche entrouverte du matou. Un rire de malade qui résonna dans toute la forêt, secouant les arbres, faisant frémir même les mulots. Je vous présente Sparrow. Sparrow le fou, Sparrow le cinglé, qui rêve d'un monde qui n'existe pas, qui terrifie les chats les plus flegmatiques. Sparrow le Solitaire, Sparrow le mal-aimé, Sparrow le malmené. Sparrow le chat. Il se redressa, agitant sa longue queue décharnée, et d'un pas lourd, toujours en gloussant, s'avança sur le bord du chemin des Hommes. Plusieurs voitures passèrent à un millimètre de lui, claksonnant, freinant, criant des injures sur le connard de chat errant qui les empêchait de polluer tranquillement. Et Sparrow, qui semblait faire la sourde oreille, agité de son rire glauque, continuait d'avancer sur le bas-côté.

« Qui va là ?

- Tout flivoreux étaient les borogoves,
les vergons fourgus bourniflaient... »

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Petit Phénix
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MessageSujet: Re: Hey you, did I invited you ? (PV Sparrow)   Hey you, did I invited you ? (PV Sparrow) Icon_minitimeJeu 20 Mai - 14:18

(J'adore la rose dans la mer d'épines, c'est trop beau OO)

    Et là, tu sursautes. Mouahaha ! Comme c'est ironique, ma petite Muse, tellement ironique. Tu pensais piéger le prédateur qui t'observait mais non, la proie est toujours la première à se faire surprendre, pas de bol ! Et puis tu le regardes, qui est ce chat ? Tu ne l'as jamais vu, n'est-ce pas ? Il a un pelage crasseux, trop négligé pour pouvoir discerner une trace de couleur, d'un pelage, d'une robe. Non, il est moche je l'avoue. Tu le penses, ne nie pas la vérité ! Tu le fixes, tes pupilles se déplacent rapidement pour observer ce... Truc de poussière et de boue séchée. Puis tu t'assoies, trop fascinée par cet être qui te paraît nouveau, trop interloquée par ce spécimen qui t'est inconnu. Tu sais à quoi tu me fais penser ? A un scientifique étudiant un animal tout nouveau, mais dans la forêt on ne connait pas les scientifiques, je sais. A quoi tu penses ? Tu te dis que cette chose est folle. Moi non plus je n'ai pas entièrement compris ce qu'il vient de dire. Tu cherches. Tu essayes de trouver une explication rationnelle. Mais y'en a-t-il une ? Oh oui, et tu l'as trouvé, ce barjot a le cerveau qui bourdonne. Vieux sénile ! La démence ça se soigne ! Ah non, pas chez les chats, excusez-moi. Puis tu plonges ton regard bleuté dans le sien. Tu cherches à t'amuser pas vrai ? Tu veux jouer avec cette chose, tu veux découvrir ses limites. Oh ! Ca me fait penser à une vieille histoire ça, pas toi ?

    Tu dois forcément de ce chaton, quand tu l'étais toi aussi. Tu te souviens de Patte Grise ? Un chaton à la fourrure bouffie, au nez un peu écrasé et muet. Tu l'avais rencontré alors qu'il semblait malheureux, le regard posé sur un insecte. Ben... L'insecte semblait un peu mort surtout. Tu étais fascinée par Patte Grise, ne pas pouvoir parlé, très émotif et tout gentil. Tu l'avais observé pendant quelques minutes, pendant que lui pleurait la mort de son ami la sauterelle. Puis quand il t'a regardé, il a eu peur et s'est enfui derrière sa mère, plutôt mécontente. Muse, t'avais des yeux très impressionnants, pour un chaton le bleu c'est normal, mais les tiens étaient bleus électriques. Tu ressemblais à une chouette. Et puis par un beau jour d'automne, t'as fait copain-copain avec lui. Etrange hein ? Mais hélas, il est mort, rattrapé par le mal vert en pleine saison des neiges. Tu l'aimais bien pourtant, il était sympa, ton premier ami. Oh oui, il y a aussi eu Nuage de Figue et Nuage d'Erable, devenus Fleur de Figue et Branche d'Erable. Mais les amis, tu peux t'en faire mais tu peux surtout t'en passer. Beaucoup te disent avec acharnement que l'amitié est source de toute chose, mais toi tu pense qu'ils sont des outils, on les jette quand on en a plus besoin. Un ami, ça te sauve la vie uniquement si TA vie est en danger, une chance sur cinq qu'il capte que t'es sur le point de crever, à quoi bon ? Discuter un long soir d'hiver devant une souris ? Nan, mieux, rouler dans les aiguilles de pin et effrayer les chatons dans la pouponnière en hurlant « je suis le terrible hérisson de la pinède !». Ah oui, ça tu l'as fait avec Fleur de Figue en tant que jeune apprentie. Héhé, que c'est choupi. Bref, on s'éloigne, revenons à nos moutons... Chatons !

    Tu te lèves et prend un air dégouté. Ah... Tu sens qu'il n'est d'aucun Clan... Tu sens l'odeur de la crasse baaah ! C'est fou comme tu parais crédible ma pauvre fille. T'étais apeurée, puis tu avais l'air fascinée et là t'es dégoutée. Mais tu le regardes comme s'il était totalement débile. Pour ce qu'il a dit... Mais tu sembles ignorer ses paroles, tu n'y fais pas attention. Tu le regardes avec mépris, t'es même prête à lui dire « tu sais que t'es moche ? ». Mais tu ne connais pas ses limites, tu le connais même pas. S’énervera-t-il pour rien ? A voir. Essaye, on verra bien. Tu t'avances d'un pas et tu dis sur un ton sec :


« T'es qui, toi ? Qu'est-ce que tu fous là ? »


    Hou ça venait du cœur ! Tu l'as dit avec une telle gentillesse que, c'est sûr, il va pas s'énerver. Arrête, t'as été vraiment méchante, encore t'as pas rajouté le « Sale con » que tu fais, comme toujours. On t'aime Muse, on t'aime beaucoup, mais parfois tu ferais mieux de fermer ta gueule... Bref tu souris, aussi malicieuse que jamais. T'as une idée ? Nan, je pense pas. Tu bluff. Comme d'hab'. Tu es persuadée que tu en sortiras victorieuse... La stupidité rend fou, et vice-versa. Tu te sais belle et t'hésites pas à fusiller les gens d'insultes sorties au trop mauvais moment. Encore heureux que tu sois pas aussi violente que tes collègues. On t'aime, Muse, On t'aime.
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Mélopée Nuageuse.
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MessageSujet: Re: Hey you, did I invited you ? (PV Sparrow)   Hey you, did I invited you ? (PV Sparrow) Icon_minitimeMer 16 Juin - 16:37


Bryan Adams - Je défendrai ma vie.

    Soudain, comme une illumination. Un éclair traversant l'œil ambré, un éclair de rage, de haine profonde. La folie, la stupidité, tout disparait, ne demeurant dans le regard froid qu'une douleur glacée. D'un geste vif et précis, il redresse son buste ébouriffé, relève le museau couvert de cicatrices. Un grognement sourd monte dans sa gorge, son échine s'hérisse. Les oreilles déchirées rabattus en arrière, il sert les dents, un aura de fougue et de rage s'émanant brusquement de lui. Comme la Rivière. Il ne semble pas remarquer la silhouette obscure si gracieuse assise à quelques mètres de lui. Ou peut être l'ignore t-il. C'est si simple d'ignorer, si dur de savoir. La Vérité, quelle connerie. La chatte semble feuler quelques mots, mais la réponse tarde à venir. Avancée d'un pas, le menton bien relevé, le dégoût et le mépris brillants ensembles dans ses prunelles. Il l'ignore. Toujours et encore. Mais peut être ne la voit-il pas ? Son regard la traverse, ne s'arrête pas. Fière et Libre comme l'Air. Il baisse le regard, incline la nuque. Peut être l'inconnue prendra t-elle ce geste pour un signe de respect, de soumission ? Un instant, immobile. La respiration lourde, presque suffoquée, l'air ailleurs, mais l'œil flamboyant. Que peut-on y lire ? De la haine, encore de la haine. Rien que de la haine. Mais qui peut-on haïr autant ? Tant de questions, si peu de réponses. Finalement, il se redresse, à nouveau. Brusquement, comme si ses muscles avaient été ankylosés, gelés par le temps, il s'avance d'un pas raide, sec, loin de l'égarement et de la folie que l'avait agité avant. Son pelage crasseux ondulant sur ses muscles noueux, les crocs à demi découverts, il rampe, avance à pas de loup vers l'inconnue ébène. A t-elle peur ? Se sent-elle menacée par ce cinglé ténébreux, ce connard sans nom, broyant sur son sinistre passage l'herbe verdoyante, brisant toute joie ? Seul maitre de mes frontières. Sparrow, il, ses griffes brisées et tachées sortie, éraflant les tiges, s'enfonçant avec fougue dans la Terre. Il. Et là, soudain, stoppant net à un mètre d'elle. Un rictus morne, glacial, étalé de façon plus au moins forcé sur le visage. Et une sorte de gloussement, spasme incontrôlable agitant à nouveau le mâle aux yeux d'or.


« Mélancolique douce, effleure moi de ton déchirant
chagrin.Bats-toi, ou meurs ... »


« Ils approchent ... ils sont là ... Prends garde aux mangeurs d'esprit ... »

    Les mots étaient mâchés, comme éjectés à contre-cœur de la bouche. Leur sens minime, presque inexistant. Et pourtant, il y croyait, le Sparrow, il y croyait. La Folie nous fait croire en tout, diluant la réalité dans la fiction, tuant, ravageant, vengeant. La Folie est un cheval, un fougueux mustang, que jamais on ne pourra dompter. Jamais je le sais je n'abandonnerais non. Mais le cheval sauvage a ses avantages. La Liberté.

    Je défendrai ma vie.

____________________

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Dieu aima les oiseaux et inventa les arbres.
L'homme aima les oiseaux et inventa les cages.


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MessageSujet: Re: Hey you, did I invited you ? (PV Sparrow)   Hey you, did I invited you ? (PV Sparrow) Icon_minitimeSam 31 Juil - 17:23

(je hange de narration, je suis un peu perdue en faite U_U")

    Muse Dansante haussa un sourcil et baissa la machoire sans ouvrir la bouche, comme si elle le prenait pour un abruti. Mais c'était le cas. Oh pas drôle, un combat aurait été plus intéressant. Plonger ses griffes dans la fourrure de son adversaires et ensuite lui montrer son sang sur le bout de ses griffes, voilà ce qu'elle aimait. Pas marrant. La guerrière ébouriffa ses poils charbonneux et se lécha les babines, comme si elle allait manger une proie. Son regard bleu, impassible, n'avait pas quitté le fou au pelage dégoutant.


« Forcemment, les mangeurs d'esprit... Pourquoi n'y ai-je pas pensé plus tôt... ? »

    Comment ça du foutage de gueule ? ... Bien vu, elle aime bien se foutre de ces pauvres petites créatures sans défenses, leurs yeux ronds comme des coucoupes tandis qu'ils guettent un danger inexistant qu'ils ont simplement... Imaginé ? L'imagination rend fou dit-on bien, ou alors totalement mythomane. La femelle du Clan de l'Ombre n'avait jamais montré ses faiblesse, jamais dévoilé ses secrets les plus fous. Tout cela, ce monde ironique qu'elle pense connaître sur le bout des griffes peuvent disparaître, comme une griffe se rétracte. L'illusion et le réel, faire la différence n'est parfois pas des plus faciles, et entre les deux se trouve le rêve, que nous ne pouvons pas expliquer. Le Clan des Etoiles ? Ces histoires ridicules racontées aux chatons pour qu'ils se tiennent tranquilles et bien sages ? Muse Dansante avat arrêté de croire en ces mythes quand elle est devenue apprentie, si bien qu'elle mangeait pendant ses chasses sans que perosnne ne s'en rende compte. Même le code du guerrier était débile, juste pour préserver la paix, pffff... La paix, de toute façon, se préservait par la guerre dans ce lac. Cependnat, elle ne voulait pas quitter le Clan, car si elle pouvait devenir chef un jour, cela l'avancerait bien. Bon revenons-en à notre fou de chat solitaire. La chasseuse s'assit sur le bas-côté, la queue enroulée autour des pattes et ses lécha une pattes, plus precisemment ses griffes. Entre deux coups de langues, elle miaula avec une petite voix fluette, comme toujours, et plus crissante :


« Et comment vont les papillons à tête de Bipède sinon, vieux canard cinglé ? »
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MessageSujet: Re: Hey you, did I invited you ? (PV Sparrow)   Hey you, did I invited you ? (PV Sparrow) Icon_minitimeMar 3 Aoû - 13:14


      Et comment vont les papillons à tête de Bipède sinon, vieux canard cinglé ?

    Satisfaite de l'avoir ainsi raillé, la guerrière noire se remit au méticuleux nettoyage de ses griffes. Sparrow, lui, ne sembla pas réagir. Il resta là, immobile, totalement, à quelques mètres d'elle, son regard soudain étrangement vide. Puis, comme sortant d'une longue rêverie, il cligna lentement des paupières. Une étincelle étrange enflamma brusquement son œil ambré. Une étincelle amusée. Pourtant, encore plus étrangement, il ne se mit pas à beugler des termes imaginés ou à défier les nuages. Non, tout simplement, il s'assit. Oui. Il s'assit. Totalement détendu, le Solitaire, le Fou, le ' vieux canard cinglé ', se mit à lécher avec nonchalance sa patte avant droite, semblant presque imiter avec une ironie mordante la femelle sauvage. En un instant, il avait complétement changé. Tout d'abord halluciné par la réalité, puis idiotement paranoïaque, à présent on aurait presque pu dire qu'il était ... normal. Mais pourtant, il y avait cette chose, cette Folie,qui émanait du Moineau comme la puanteur d'une charogne. Il était fou, jamais normal, juste ... changeant. Pas de dédoublement de personnalité, hin. Non, il était toujours et juste un lunatique aiguë. Un fou lunatique. Quelle ironie.

    Lentement, le matou brun - gris stoppa sa toilette et s'étira avec indolence. Puis, tranquillement, comme si de rien n'était, il se leva avec souplesse et se passa un rapide coup de langue sur le poitrail. Son regard or aux multiples teintes parcourut subtilement le pelage sombre de la guerrière aux yeux bleus. Un instant pensif, il cligna à nouveau des paupières, sans un mot, puis s'en retourna vers les arbres frivoles qui peuplaient le bas - côté. Il s'arrêta, passa vaguement son regard vif sur les pauvres arbustes efflanqués, les moustaches frémissantes. Son choix finit par tomber sur un végétal tordu et assez sombre, limite effrayant. L'ombre d'un sourire satisfait aux lèvres, le chat fou s'avança vers le tronc, puis, tout en douceur, déposant ses pattes avants sur l'écorce noircie. Ses griffes jaunies étincelèrent au soleil tandis que, semblant tâter le bois, il tapotait légèrement le buste de l'arbre, laissant pourtant de fines entailles dans le pauvre végétal. Puis, brusquement, il fléchit ses postérieurs, et tel un éclair brun, s'élança à la verticale sur le tronc rabougri. Son escalade vertigineuse fut courte. Arrivé à la mi - hauteur, et se mouva avec légèreté vers une branche grosse et toute aussi tordue que l'arbre en lui même. Là, tranquillement allongé sur son perchoir, sa longue queue sale oscillante dans le vide, Sparrow ramena son œil ambré sur la chatte de Clan. Il agita les moustaches avec une indolence proche de l'ironie, et miaula d'un voix mielleuse ;

      Pour le ' canard cinglé ', je te l'accorde, tu as raison. Mais pour ce qui est du ' vieux ', je trouve le terme ... peu approprié.


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Petit Phénix
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Petit Phénix

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MessageSujet: Re: Hey you, did I invited you ? (PV Sparrow)   Hey you, did I invited you ? (PV Sparrow) Icon_minitimeMer 4 Aoû - 18:43

(on va peut-être avancer dans la conversation nan ? Parce que j'ai aucune idée de ce que je vais répondre)

    Muse Dansante arrêta de faire sa toilette, sa patte tours en l'air tandis que le fou faisait des choses bien étranges. La guerrière s'approcha d'un pas pour ne pas perdre de vu le mâle au pelage crasseux. Lui fait-il la morale ? Quel culot ! Elle fronça les sourcils et feula :


« T'es pas tout jeune non plus, mais t'es bien moche »

    La femelle noire lui tira puérilement la langue et tourna le dos au matou. Là elle se coucha, ventre à terre, dans la poussière, tandis que ses pattes avants étaient posées sur l'ancien chemin du Tonnerre. Elle ne lachait pas l'inconnu de ses grands yeux bleus azurs, et elle n'en avait pas l'intention. Elle aurait du le chasser depuis longtemps, mais pourquoi ne pas s'amuser un peu avant. Il fit un petit sourire machinateur tandis qu'elle réflechissait à ce qu'elle pouvait dire. Pas grand chose. Mais elle pouvait déjà continuer de le provoquer. Elle pencha la tête de côté et fronça son museau rose.


« T'es qu'un solitaire. Tu ne mérite pas d'être l'un des notres, enfin, je veux dire rester dans cette forêt. En plus, tu vas faire fuir toutes nos proies avec ton abominable odeur de souris moisie. Sans compter que si nos guerriers te chopent, il pourront se salir et avaler ta crasse. Pourquoi risquer de perdre ton horrible fourrure poisseuse et collante ? »
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MessageSujet: Re: Hey you, did I invited you ? (PV Sparrow)   Hey you, did I invited you ? (PV Sparrow) Icon_minitime

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